Ce qui suit est l’histoire typique d’un artiste moderne : décider à dix-sept ans d’être un artiste, une famille qui s’oppose à cela en pensant qu’il va mourir de faim, etc… et qui part de la maison pour réaliser ses rêves. Certain n’ont peut-être pas entendu cette histoire, mais elle est inspirante et son protagoniste est l’artiste Français Guillaume Bottazzi.

L’artiste plasticien Français Guillaume Bottazzi réalise sa première exposition à Hong Kong où il présente 23 œuvres récentes de grandes dimensions à la Bibliothèque Centrale de Hong Kong dans trois salles d’expositions.

Voici la seconde partie de cette histoire inspirante : le protagoniste, Guillaume Bottazzi, durant les 5 années suivantes, devient un artiste à plein temps, reconnu sur la scène internationale, qui obtient gloire et fortune, ayant réalisé plus de 40 projets dans l’espace public.

Guillaume Bottazzi a une attitude modeste, qui m’a beaucoup surpris la première fois que je l’ai rencontré. Malgré sa réputation, sa riche expérience internationale, il m’est apparu comme ayant la timidité et la simplicité d’un jeune homme. Bien qu’il mette l’accent sur un art le précédent de quatre siècles, bien qu’il soit internationalement reconnu, il se décrit comme un jeune artiste, n’utilise pas un ton autoritaire pour dire que son œuvre exprime une grande idée, mais vous regarde sérieusement pour vous dire « Je veux que le public ait son propre angle de vue, à vous d’imaginer », avec un sourire un peu timide.

Je ne comprends pas les œuvres innombrables de Guillaume Bottazzi, mais je me sens très à l’aise avec elles, et comme apaisée. Face à ces lignes et à ces formes flottant sur un fond monochrome, vous avez vraiment envie de demander à l’artiste ce que cela signifie, et qu’elles idées elles transmettent. Ensuite, en poursuivant la visite de l’exposition, vous constatez que tous les tableaux sont sans titre. Lorsque j’ai posé ces questions à l’artiste, il a répondu que ces lignes graphiques n’ont pas références physiques, mais portent leurs propres émotions, vous conduisent à organiser vos pensées. A la question quelle est l’ambiance que vous souhaitez créer ? l’artiste répond : « Je veux savoir ce que vous en pensez. » Alors je prends pour exemple un tableau sur fond brut qui remplit un mur entier et où la couleur est la plus abondante pour en discuter, et voici ce que cela donne : J’ai dit que je voyais dans cette peinture comme un microbe préhistorique, avec des coquilles. Il écoutait attentivement et hocha la tête, évasif, pour dire enfin, que ses œuvres sont « La liberté de la peinture » et dessinent quelque chose par elles-mêmes. Le tableau fait souvent apparaître des objets transparents, distillant des ombres et de la lumière de façon traditionnelle, puis vous vous apercevez que les angles de projection de lumière sont en fait déraisonnables, que la lumière vient de toutes les directions, verticalement et horizontalement, en films dispersés. C’est une création qui refuse de prendre en compte la physique. L’artiste dit qu’il veut seulement créer une atmosphère de l’image, afin qu’elle puisse interagir avec l’environnement. Je dirais que Guillaume est un peintre sérieux, depuis sa façon de s’habiller à celle de mener la conversation, mais nous ne devons pas nous fier aux apparences. Il est le premier à être venu à Hong Kong pour une exposition et être prêt tous les jours à parler directement avec les visiteurs. Il préside également personnellement des ateliers pendant l’exposition, pendant lesquels vous pourrez le rencontrer et profiter d’une expérience créative rare. Les productions de ces ateliers seront exposées dans le hall d’exposition.

En 2011, Guillaume Bottazzi a donné au musée d’Art International Miyanomori au Japon à Sapporo une nouvelle et merveilleuse apparence. Il a passé trois mois à réaliser une peinture de 900 m² sur toutes les faces extérieures du musée, avec des couleurs rouges, orange et jaunes qui le caractérisent. C’est actuellement la plus grande peinture du Japon. L’exposition présente quatre documentaires, dont l’un explique, pour la première fois, le processus de production de cette œuvre.

Enfin, j’ai demandé au peintre de choisir dans l’exposition l’un de ses tableaux préférés, pour prendre une photographie de lui. Il a répondu : « Mon œuvre favorite n’est pas dans cette exposition, parce qu’elle n’est pas encore réalisée et que c’est la prochaine que je vais peindre ». J’étais à présent habitué à sa façon de répondre, ce qui m’a permis de ne pas paniquer. J’ai choisi une peinture au fond rose vif, où sont peints quelques cercles qui ressemblent à des bulles blanches flottantes. Guillaume Bottazzi s’est mis devant le tableau, montrant par cela qu’il pensait que c’était un choix intéressant.

Je lui ai dit : « Je pense que le rose ressemble à votre caractère, c’est pour cela que j’ai choisi ce tableau. » Il a répondu : « Le rose est ma couleur préférée, qui donne un sentiment de bonheur, mes peintures veulent rendre les gens heureux … »

Guillaume Bottazzi ‘Wonderland’ « French May 2016 »

Du 21 mai au 5 juin 2016

Du lundi au dimanche, de 10h00 à 18h00

Exhibition Hall, 1-3, Hong Kong Central Library

Chaubau – Scarcity Hong Kong – Mai 2016

Guillaume Bottazzi

Site officiel de Guillaume Bottazzi, artiste visuel.
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Ceux qui souhaitent copier des images peuvent contacter : ADAGP – © Guillaume Bottazzi